Ils sont six - cinq filles et un garçon - reconnaissables à leur sourire accueillant... et au tee-shirt noir et bleu cyan estampillé "4e Biennale d’art contemporain d’Anglet".
À la villa Beatrix Enea, à la galerie Georges-Pompidou, au Bureau Information Biennale, ou encore arpentant l’espace vert de La Barre jalonné des œuvres de la Biennale, ils sont à la disposition des visiteurs qui les sollicitent spontanément pour un renseignement ou une visite guidée et vont volontiers à la rencontre de ceux qui hésitent à les approcher.
Passionnés d’art contemporain, ils détiennent les quelques clefs qui permettront à tout un chacun d’appréhender plus aisément les œuvres et installations, en vue d’en faciliter la compréhension.
Ils sont les médiateurs de la Biennale.
Anaiz, Audrey, Aurélie, Elodie, Marie et Patxi.
N’hésitez pas à les interpeller quand vous les croiserez, ils seront ravis de dialoguer avec vous et de répondre à vos questions.
Informations pratiques sur les visites ICI
L’image du pont, du passage est souvent reprise pour expliquer la notion de médiation culturelle. Le travail du médiateur consiste à établir un lien, à initier une rencontre, entre l’œuvre et le public. Il repose sur le dialogue, l’échange, et vise à apprendre au visiteur à regarder l’œuvre pour mieux la comprendre.
Médiation, pour qui ?
Les médiateurs proposent des parcours de visites commentées, adaptées aux spécificités des publics concernés : scolaires, périscolaires, familles, seniors, professionnels de l’art et amateurs, groupes, personnes atteintes d’un handicap…
Des ateliers d’arts plastiques sont organisés pour les scolaires et les centres de loisirs ; leurs thématiques sont inspirées par les œuvres et les notions abordées au cours des visites.
Enfin, de façon plus spontanée, la médiation suppose d’aller à la rencontre du public découvrant les œuvres et de les inviter au dialogue.
Médiation, pourquoi ?
La médiation se révèle souvent nécessaire car elle explique l’intention, la démarche de l’artiste, révèle la dimension technique de l’œuvre. Le simple contact direct avec l’œuvre est rarement suffisant pour la compréhension. De plus, les cartels et textes explicatifs qui accompagnent les œuvres déroutent parfois le public non initié et renforcent l’impression d’"hermétisme" qui colle souvent à la peau de l’art contemporain. Il est important de chasser les a priori. En expliquant le contexte de l’œuvre, l’objectif est d’aider le public à la comprendre tout en lui laissant la liberté de l’aimer ou pas. Il n’existe pas une seule vision de l’œuvre : tous les avis sont possibles car l’art contemporain est en train de se faire. Nombreux sont les visiteurs que la médiation rassure et réconcilie avec l’art et les artistes d’aujourd’hui.
Quant aux enfants, la médiation permet d’éveiller leur intérêt et de leur transmettre les notions fondamentales de l’art. Et eux-mêmes se révèlent être de très bons médiateurs par la suite, quand ils reviennent entraînant leurs parents dans leurs pas
Le contact avec le public
Attentif, enjoué, ou même parfois réticent de prime abord, le public se montre généralement ouvert à l’échange, curieux et avide d’informations.
Les questions le plus souvent posées concernent notamment le prix des œuvres, les matériaux qui les composent, et leur devenir après la Biennale. Elles portent aussi sur les artistes et sur l’art contemporain en général.
Concernant la médiation, le terme lui-même et la démarche qu’il sous-tend restent encore énigmatiques pour nombre de visiteurs. Et nos médiateurs s’entendent parfois demander si c’est un "job d’été"…
Nos médiateurs : qui sont-ils ?
Anaiz, 21 ans, née à Biarritz
Licence de Droit - Université de Pau et des Pays de l'Adour
Master 1 professionnel Culture et société, spécialité "Valorisation des patrimoines et politiques culturelles territoriales" - Université de Pau et des Pays de l’Adour
Audrey, 31 ans, née à Nancy
DNSEP – École Supérieure d’Art de Tarbes
Licence d’Histoire de l’art, option patrimoine – Université de Pau
DU "Conception de projets et médiation culturelle" - IUT Michel de Montaigne, Bordeaux.
Mémoire sur "Les médiations de l’art contemporain – De l’idée de création à la rencontre avec le public, comment se crée le lien ?"
Aurélie, 26 ans, née à Talence
DNAP – École Supérieure des Arts et de la Communication de Pau
Préparation au DNSEP – École Nationale Supérieure d’Art de Bourges
DUT Gestion de l’Action Culturelle – IUT Michel de Montaigne, Bordeaux
Elodie, 23 ans, née à Mont-de-Marsan
Licence d’Histoire, option Information et communication – Université Michel de Montaigne, Pessac
Master 2 professionnel "Valorisation des patrimoines et politiques culturelles territoriales" - Université de Pau et des Pays de l’Adour
Marie, 25 ans, née à Bayonne
Licence Histoire de l’art option esthétique – Université Michel de Montaigne, Talence
Master 2 Recherche Histoire de l’art, spécialité "Historiographie"
Patxi, 23 ans, né à Bayonne
DNAP – École Supérieure des Arts et de la Communication de Pau
DNSEP - École Supérieure des Beaux-Arts de Nîmes
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